| 20050529 | J'ai pris le train pour Interlaken jeudi. Aussitôt descendue à I. Ost, j'ai rejoint le bateau qui fait la traversée du lac de Brienz. C'était un après-midi chaud et bleu; après m'être débarrassée de la gêne et du regard des autres, je me suis penchée pour plonger mes yeux dans l'eau verdoyante. Inspirée par la vision d'un funiculaire, je descendis à Giessbach, où je pris des photographies d'une source. Je me suis tenue quelques minutes sous la chute, appréciant l'agencement pittoresque d'un chateau encadré par les arbres, le lac, le ciel et les montagnes... Déambulant le long des chemins, incapable de quitter ce lieu trop tôt, je fis le pari de rejoindre Brienz à pied pour prendre le dernier bateau de retour. La route ne fut pas désagréable. Ma seule gêne était de croiser des randonneurs ou des cyclistes, au regard de qui je sentais bien que ma tenue de citadine devait paraître déplacée. Pause à la terrasse d'un restaurant. J'eu une fin merveilleuse à cette journée, quand je me mis à patienter jusqu'à l'arrivée du Zentralbahn de 19h30, assise au bord du quai à Brienz. Le soleil illuminait d'un éclat ambré les chalets agglutinés sur l'autre rive du lac, à leur tour sertis dans le velours émeraude des collines boisées. Un nuage immense qui resta bien toute l'heure, se reflétait au-dessus du lac, complétant une image de bien vivre idéal. Le train qui m'emmena fit ensuite le tour de la rive, et je rêvai longtemps a la vue de certaines maisons tranquilles, dormant sur la rive. A Oberrieder, vivent des gens dans la maison qui abrite la gare; y descendit un jeune garçon qui portait une sacoche pour un portable et avait des écouteurs aux oreilles. Il fut accueilli par un chien devant qui il s'arrêta pour le remercier de caresses. Une jeune fille était assise sur le banc adossé à un côté de la maison, qui devait vivre là aussi. Voilà donc la Suisse dont j'avais rêvé. Oberrieder, Spiez, des noms pour un pense-bête... A 22h, je m'affalai enfin sur mon lit, après une brève douche. Ecoutant les bruits des promeneurs dans la nuit estivale, je me sentai bien, ma chambre ne m'était plus une prison. Enfin. ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() [Update|August] Ah, I know what went wrong there. I had forgotten to manually set the shutter speed slightly slower, henceforward missing the 6/7pm golden glow over the lakeshore. |
Vues sur la Tolérance.
Signes de vie: la cruauté, le fanatisme, l'intolérance; signes de décadence: l'aménité, la compréhension, l'indulgence...
Admettre tous les points de vue, les croyances les plus disparates, les opinions les plus contradictoires, présuppose un état général de lassitude et de stérilité.
E. M. Cioran
 
 
 
 






